Souvenir de Bernard Boisard (en page 3)

Il a construit sa vie autour de vraies valeurs,

celles du respect, de l'amour, et de l'honneur.

Si quand il était la, on n'a pas eu le temps,

de lui dire oh combien on est reconnaissant

Aujourd'hui par ces vers qui nous viennent du cœur,

rendons lui cet hommage, faisons le "Grand Seigneur".

                                                                                                     Jacques Clamouse

 

 

Pour les journées du Patrimoine organisées par notre association entre 2011 et 2015 :

                                       www.vivreamagalasarchives.sitew.fr

 

Assemblée générale du 16 mai 2018



le mot de la présidente

Prochaine initiative de Vivre à Magalas            le village entre 1918 et 2018

Il est envisagé de récolter le témoignage des ancien(ne)s du village de manière à mieux comprendre son histoire récente (après la guerre 14–18). .

 

Les membres de Vivre à Magalas vont interviewer des femmes et des hommes de Magalas nés avant 1950, parmi lesquels on donnera priorité absolue à ceux qui sont nés avant la seconde guerre mondiale. Chaque membre tâchera  d’interviewer trois personnes en se basant sur le questionnaire unique repris ci-dessous. Chaque interview ne devrait pas durer plus de trois heures.

 

Un atelier de rédaction aidera à la mise en page des compte-rendus.

 

Plan d’interview proposé

 

Il s’agit bien de décrire Magalas à travers le récit de la personne interviewée, aux différentes périodes de son existence,…et non de se borner à relater sa vie….

 

 

 

Description de la personne

Homme ou femme

 

Nom (facultatif)

 

Date et lieu de naissance

 

Profession

 

Marié ou célibataire

 

Nombres d’enfants

 

 

 

Corps de l’interview (environ 6 x 30 minutes)

 

Pour chaque période ci-dessous, raconter une (ou deux) anecdote(s) qui, selon vous, décrit(vent) au mieux la vie dans le village.

Penser à : écoles, gestion municipale, sécurité, commerces, industries, religion, soins de santé, etc…

 

1/ souvenir des parents

 

2/ durant l’enfance (de 0 à 12 ans)

 

3/ durant l’adolescence (de 12 à 20 ans)

 

4/ comme jeune adulte (de 20 à 30 ans)

 

5/ comme adulte (de 30 à 50 ans)

 

6/ actuellement

 

 

Pour conclure : dire ce qui vous vient à l’esprit quand on vous dit « vignes »

JBS 8/10/2018

 

LA REGRESSION DU VIGNOBLE & LES PRIMES D'ARRACHAGE

 

Comment des étrangers venus du nord ont essayé de comprendre cette crise importante en plein développement quand ils ont a acheté leur maison à Magalas en 1991.... période où ils ont entendu des anciens vignerons du village qui ne semblaient pas particulièrement heureux de devoir vivre tout cela...

 

A cette époque, Magalas subissait péniblement une mutation fondamentale:

certains vignerons arrachaient leurs vignes pour vendre leurs terrains à des bâtisseurs de lotissements, les autres remplaçaient courageusement leur cépage traditionnel « Aramon » par des cépages généralement cultivés dans le bordelais....

 

Au siècle dernier, la plupart des exploitations viticoles du Languedoc ont été confrontées à des difficultés dans les années 60 et 70. Le vin de table, principalement produit dans cette région, était de moins en moins consommé par les ménages français. La concurrence exercée sur ce plan par les vins algériens puis par les vins italiens réduisait encore les débouchés.

 

Une issue sera cherchée en appui sur des subventions européennes, dans la régression du vignoble, la conversion des parcelles aux cépages nobles et l’amélioration de la qualité.

 

Depuis l'Edit de Domitien en 92, ordonnant l'arrachage de la moitié des vignes de Gaule, l'incitation à l'arrachage revient périodiquement dans l'arsenal d'outils des politiques viticoles. Après 1945, trois régimes ont existé en France face aux déséquilibres structurels du marché, afin d’apporter une réponse plus durable et plus efficace que le stockage et la distillation.

 

Le premier régime, instauré en 1953, visait l'arrachage définitif grâce à une prime variable (selon la localisation, le cépage et la productivité), située en moyenne nationale à 2700 F/ ha ; elle fut suspendue en 1957 après les gels catastrophiques qui affectèrent le vignoble.

 

Les deux autres régimes furent instaurés par l'Union Européenne.

 

Le règlement de 1976 met en place une prime d'arrachage temporaire de six ans d'un montant moyen de 1500 UC/ha et peu sélective dans ses conditions d'attribution.

 

Le règlement de 1980 renforce cette orientation tout en la rendant plus sélective : la prime  est portée à 4800 Ecus/ha en moyenne en cas d'arrachage définitif, les primes n'étant pas accordées dans les zones d'appellation. Depuis 1985, s'applique un nouveau régime élevant le montant des primes pour les surfaces à hauts rendements.

 

Le Languedoc représentait le plus grand vignoble de France qui produisait essentiellement des vins courants. Cette Région ne connaît au début que des taux d’arrachement modestes.

 

Ceci témoigne de l'inertie et de la résistance des formes de production viticole dans les zones où elle est déjà fortement concentrée, résistance dont on sait que les raisons sont multiples :

 

        rigidité technique des systèmes de production pérennes,

        taille souvent modeste des exploitations,

        absence de diversification de l'environnement coopératif,

        risques commerciaux de la reconversion,

        histoire languedocienne et son identité régionale viticole,

 

Dans le Languedoc, tout s'est passé comme si une phase de résistance des producteurs de vins courants avait duré jusqu'à la fin des années 70. Par la suite, un engagement plus net dans la régression viticole par arrachage s'est affirmé, dans lequel le caractère plus incitatif des primes avait probablement joué. Dans les seuls cantons de Béziers et Narbonne, les taux d'arrachage (considérés sur l'ensemble du vignoble), qui étaient respectivement 1,9% et 2% entre 1976 et 1979 atteignent 9,5 % et 8,6 % entre 1980 et 1983/84.

 

 

 taux d'arrachage/taux de viticolité (languedoc 80-83/84)

 

Mais de nouvelles pertes de revenus sont enregistrées à partir de la fin des années 90. En arguant des avantages désormais présentés par les vins du «Nouveau Monde» dans la même gamme de produits (économie d’échelle liées à la taille des exploitations, autorisation de pratiques œnologiques plus nombreuses), les entreprises de négoce et les grandes surfaces exercent une pression à la baisse sur les cours.

 

Elles sont directement visées par le Comité Régional d’Action Viticole (CRAV). Les attentats revendiqués par cette organisation évoquent alors un cri de désespoir poussé par les «perdants de la mondialisation». Dans les départements de l’Aude et de l’Hérault, des attentats à l’explosif frappent régulièrement des établissements publics, des entreprises de stockage de vin en vrac et des grandes surfaces. Cette organisation clandestine se manifeste uniquement par des actions violentes. Elle est pilotée par une vingtaine de responsables et peut compter sur le relais ponctuel de plus de trois cents activistes, lorsque des «commandos» sont organisés pour frapper plusieurs sites de façon synchronisée. Ces opérations spectaculaires bénéficient parfois d’une large couverture médiatique; plusieurs organes de presse étrangers allant jusqu’à évoquer des « terroristes du vin ».

 

 

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